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Garder les pieds sur terre malgré le succès

Lorsque l’on connaît le succès, cela peut très rapidement nous monter à la tête. Il n’est pas rare de voir des célébrités sous le feu des projecteurs, après avoir été désagréables ou odieuses envers leurs fans. Pour éviter ainsi de se retrouver dans des situations compliquées, et qui risquent de mettre fin à sa carrière, il est important de « garder les deux pieds sur terre ».

Je vous donne un exemple. Au début de ma carrière professionnelle, il y avait une star, un grand athlète qui a déjà réussi. J’ai tout fait pour attirer son attention, mais il ne m’a jamais regardé ni adressé un « bonjour ». Puis, ma carrière a évolué au cours des années. Un jour, il attendait l’autobus comme tous les autres athlètes. Arrivé à l’hôtel, j’ai remarqué qu’il essayait d’attirer mon attention. Je me suis retourné et avec pleine de surprise, il m’adressait la parole. Je l’écoutais et faisais un peu le psy avec lui. Il me racontait que maintenant il est comme tout le monde.

À travers cet article, nous allons essayer d’apporter plus de lumière sur la signification de cette expression, et nous allons voir quelques conseils pratiques, afin d’éviter de tomber dans les pièges de la célébrité.

Mais qu’est-ce qu’on entend exactement par « garder les pieds sur terre » ? En effectuant quelques recherches, nous avons pu trouver une définition : « Manifester un grand sens de la réalité ».Cependant, cette définition ne nous éclaire pas vraiment sur le sujet. On est alors en droit de se poser des questions sur les origines de l’expression, ou encore sur les moyens de pouvoir arriver à cette finalité de garder les pieds sur terre.

Si on analyse l’expression, ainsi que sa définition, on peut en déduire l’explication qui suit : « garder les pieds sur terre » c’est rester objectif et concentré sur ses ambitions, sans laisser l’argent, la gloire ou autres privilèges faire de nous une personne dépourvue de bon sens et d’humilité.Il n’existe pas de secret pour qu’une célébrité garde les pieds sur terre. L’humilité, l’intégrité et le respect sont la base. En respectant ces trois fondements, le succès ne risquerait pas de nous monter à la tête.

Bien évidemment, il est facile d’y penser dans la théorie, mais lorsque l’on se retrouve dans la gloire et la célébrité, il est parfois difficile de garder le contrôle. Plusieurs stars ont notamment subi les conséquences de cette perte de contrôle, et en ont fait les frais. Les actes les plus récurrents sont notamment ceux qui se permettent de rabaisser leurs collègues, parce qu’ils se prennent pour les meilleurs dans leur domaine, ceux qui sont désagréables et irrespectueux envers leurs fans, ou encore ceux qui abusent de leurs privilèges. Ces derniers sont alors obligés, par la suite, de présenter leurs excuses à leurs fans pour leur mauvaise conduite, s’ils ne veulent pas terminer leur carrière.

Il arrive même que présenter ses excuses ne répare pas le mal qui a été fait. On parle des célébrités qui ont complètement dérapé, atteignant le point de non-retour, et voient leur carrière, ainsi que leur succès disparaître sous leurs yeux.

Faire attention est donc un conseil simple, mais très efficace dans cette situation. Veiller sur ses actes et ses paroles, en restant intègre. Garder en tête ses valeurs et sa raison d’être. Toujours respecter son entourage. Avoir de l’humilité, en évitant d’agir comme si on était meilleur que tout le monde. Toujours être aimable. Bref, tant de conseils facile à se rappeler, mais qu’on oublie très rapidement lorsque le succès nous rend aveugle.

Crédit photo: KP MANAGEMENT

Discrimination

Un jour, j’allais dans un pays, en Europe pour une compétition. Arrivé à l’aéroport, j’étais fatigué, pas au top de ma forme. On m’a demandé d’où je venais et j’ai répondu « Canada », mais la personne a entendu « Ghana ». Des heures passaient sans que les gens de l’organisation qui m’accueillaient fassent quelque chose pour que je puisse rentrer à l’hôtel. J’ai alors décidé de demander ce qui se passait. Ces gens ont revérifié mon identité et mon pays d’origine. Et là, ils ont compris que je venais du Canada et non pas du Ghana. Tout de suite, l’attitude de la personne qui me parlait changeait.

Le mot « discrimination » vient du latin « discriminare » qui signifie : point de séparation. Étymologiquement donc, la discrimination est l’acte de séparer des êtres ou des choses, en se basant sur des critères ou des caractères distinctifs, et créer ainsi un isolement, par rapport à un ensemble plus large. La discrimination sert à restreindre les droits du sujet, en lui affligeant des traitements défavorables, et en créant des frontières produisant un rejet d’ordre social.

La discrimination existe sous différentes formes. Elle peut être d’origine sociale, ethnique, religieuse, sexuelle, intellectuelle, physique, etc.

La discrimination a fait son apparition vers la seconde moitié du XXe siècle. On parle ici de la discrimination sociale, qui résulte des guerres politiques de l’époque, pour l’égalité des droits entre les hommes. Cette lutte avait pour objectif de créer une société, où chacun jouirait des mêmes droits, mais tout le monde ne se battait pas sur le même pied d’égalité. On peut notamment noter les minorités, telles que les femmes, les personnes à la peau foncée, les handicapés, la communauté LGBT, etc.Dès lors, les États se sont engagés dans des politiques de lutte contre la discrimination. Leur combat a pris plusieurs formes au fil du temps : lois, organisations, sensibilisations, etc.Le terme « discrimination » a ainsi fait sa place dans le langage courant, pour désigner les traitements hostiles et négatifs envers un individu se trouvant dans une situation identique au reste du groupe. Ces actes sont le plus souvent basés sur des critères plus ou moins illégitimes, et ne possèdent aucune justification objective. De plus, ils violent le principe d’égalité entre individus.La discrimination se manifeste sous des formes différentes. Elle peut être une privatisation des droits fondamentaux de l’individu, comme la circulation, la liberté d’expression, le choix de sa religion ou de son orientation sexuelle, etc.

Certains se voient même privés de leur nationalité. Elle peut également être des traitements inégaux au niveau du travail, du logement, ou de l’accès à l’éducation et aux soins. On peut alors catégoriser les discriminations comme suit :

– La distinction

– L’exclusion

– La restriction

– La préférence

– La séparation

La discrimination peut être volontaire, c’est-à-dire que l’acte est guidé par une intention de traiter différemment le sujet ; inconsciente où l’acte aura pour effet de créer une discrimination « indirecte ».Dans l’histoire, les femmes, les personnes à la peau foncée et les LGBT sont ceux qui ont le plus soufferts de la discrimination. Privés de presque tous les droits fondamentaux, ces minorités n’ont pas cessé de lutter contre les inégalités qui leur sont infligées.

Des lois visant à condamner les discriminations sexuelles, raciales, sociales et religieuses ont alors été prévues, afin de rétablir l’équilibre des droits entre les hommes. Pour y parvenir, l’ONU a par exemple mis en place une loi qui condamne la discrimination, dans le Pacte International des Droits Civils et Politiques : « Toutes les personnes sont égales devant la loi et ont droit sans discrimination à une égale protection de la loi. É cet égard, la loi doit interdire toute discrimination, et garantir à toutes les personnes une protection égale et efficace contre toute discrimination, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique et de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. » (Article 26)

D’autres formes de discriminations n’ont cependant pas été prévues par la loi, telles que :

– La discrimination concernant les compétences (parcours scolaires et diplômes)

– La discrimination sur la profession

– La discrimination liée aux handicaps

– La discrimination sur la culture et la mode

– La discrimination concernant le manque d’éducation

– La discrimination linguistique

Clash des générations

Je pense qu’à chaque génération il faut s’adapter, car les générations changent de mentalité, de façon de faire. Je me rappelle très bien lorsque j’ai pris ma retraite à l’époque de Donovan Bailey et de Carl Lewis, on avait une façon de penser, une façon de parler, une façon de s’entrainer, ainsi de suite, et notre façon de communiquer avec la nouvelle génération, notre façon de les encourager et de les l’entraîner causait un « clash ». Je me suis même disputé trois fois avec un ami personnel à cause de ça.

Aujourd’hui, on peut en rire, mais il fallait que je fasse à un moment donné, un ajustement parce que la façon dont les jeunes s’entraînent aujourd’hui et la façon dont les entraîneurs parlent aux athlètes est complètement différente. Tout ça pour dire qu’en entrepreneuriat c’est la même chose.

La génération d’aujourd’hui a sa façon de penser et de voir la vie qui est différente de ma génération, donc les patrons et les directeurs doivent être assez intelligents pour comprendre ce phénomène. C’est à eux de s’ajuster parce qu’ils s’entêtent à faire les choses selon la mentalité de leur génération, alors c’est sûr qu’il va y avoir un « clash » et ça ne fonctionnera pas avec les jeunes d’aujourd’hui, donc soyez intelligents, faites vos ajustements et bons succès.

Crédit photo: @mesimpulsions www.mesimpulsions.ca

Donner l’exclusivité à un distributeur ou non ?

Par expérience, je vous dirais que ça dépend toujours de la relation parce que souvent en affaires on dit que c’est nous que la personne achète. Je pense que s’il y a une affinité et de la confiance entre les deux parties et le vouloir de s’entraider, alors je pense que, oui, ça vaut la peine.

Un facteur fondamental très important est le potentiel de rentabilité, donc c’est facile de dire qu’on donne l’exclusivité ou non, mais au bout du compte il faut se demander si vous seriez à l’aise avec les chiffres d’affaires et les bénéfices. Si la réponse est oui, je vous dirais de donner l’exclusivité à 100 % et aussi d’assurer un respect mutuel entre les deux parties évidemment.

Choisir de donner ou non l’exclusivité dépend également du volume. Est-ce que c’est mieux d’avoir un distributeur avec un gros volume et une grande rentabilité qui répondent à vos attentes ou bien est-ce que c’est mieux de faire affaire avec plusieurs distributeurs dans le même domaine qui peuvent parfois être un peu concurrents? Cette approche est moins personnalisée; le distributeur pousserait moins votre produit et dès qu’il y aurait un problème, il aurait plus tendance à vous mettre des pénalités, etc.

Ceci étant dit, les distributeurs sont parfois dirigés par de nouveaux dirigeants et c’est dans ces situations qu’il faut utiliser l’approche d’entraide sinon il pourrait y avoir un conflit. Donc, la réponse à cette question, de donner ou non l’exclusivité, dépend de plusieurs facteurs. Vous devez faire vos devoirs, regarder les chiffres, voir les côtés personnels, bref, vous devez faire preuve de diligence avant de prendre votre décision.

Traverser la tempête – Bruny Surin

Depuis le début de la pandémie, je n’ai d’autre choix, comme tout le monde, de me conformer aux règles sanitaires et de respecter la distanciation sociale. Par conséquent, une part importante de mon travail s’est transposée sur le web.

Bruny Surin - Conférencier

Au cours des dernières semaines, j’ai réalisé une trentaine de conférences webinaires auprès d’entreprises et d’entrepreneurs, afin de tâter le pouls de chacun en ces temps troubles. Ce que j’en retiens? L’insécurité et l’anxiété sont beaucoup plus répandues qu’on pourrait le croire.

Malheureusement, plusieurs personnes ont dû fermer les portes de leur entreprise. Ceux qui restent s’accrochent, en espérant que le bateau ne sombrera pas au cours des prochains mois. Les dépressions sont en hausse. Et les effets négatifs des réseaux sociaux commencent à se faire sentir…

Bien qu’elles puissent être un lieu d’échanges constructifs et respectueux, les plateformes comme Facebook, Instagram et LinkedIn sont également de puissants vecteurs de fausses apparences. Tout le monde a l’air d’avoir une vie épanouie, un succès immense et une famille heureuse sur leurs pages personnelles.

Or, même si on sait que tout ce positivisme relève bien souvent de la mise en scène, il est très difficile de ne pas se comparer aux autres. Lors de mes webinaires, j’ai réalisé que plusieurs hommes et femmes d’affaires évitent à se lancer ou à faire preuve d’initiative par peur de ce que les autres vont penser d’eux s’ils échouent. Leur rêve leur paraît donc toujours inaccessible.

L’une des choses les plus importantes que mon mentor en affaires m’ait enseignées, c’est qu’on ne devrait jamais se laisser ébranler par les critiques négatives de notre réseau. Au contraire, lorsque ces dernières sont constructives, elles devraient nous motiver à nous dépasser et à faire un pas de plus vers nos objectifs.

En ce moment plus que jamais, il est essentiel de garder le cap. Je sais que c’est difficile, que l’avenir semble noir et incertain. Mais essayons de regarder au-delà, de se rappeler que, comme toujours, on arrivera à passer au travers. Nous affrontons une grosse tempête en ce moment. Les vents et les marées s’acharnent contre nous. Et croyez-moi, on va s’en sortir plus fort.

Go get it!

Bruny

Comment se préparer pour la retraite quand on est un athlète ? – Bruny Surin

Bruny regarde l'horizon

D’après moi, il faut préparer cette retraite durant les 1-2 dernières années de compétition pour éviter de vous faire surprendre. Plusieurs sportifs deviennent des exemples de reconversion professionnelle.

Les possibilités qui s’offrent à vous. 

Vous n’êtes pas obligé de devenir entraineur ou coach, mais c’est une possibilité qui s’offre à vous, étant donné que vous êtes expérimenté dans le domaine. Vous pouvez également choisir d’être naturopathe, coach de yoga, diététicien, etc. ah oui, entrepreneur. Vous avez la possibilité de créer une entreprise physique ou en ligne. Après avoir ciblé ce que vous allez faire, vous devez penser aux étapes de la mise en place de votre projet.

Étudier le marché.

Si vous choisissez l’entrepreneuriat, l’étude du marché vous permet de constater si oui ou non, votre projet sera rentable. C’est important, surtout si vous voulez faire de ce business, une rentrée d’argent considérable. Pour cette étape, vous devez tout d’abord étudier le métier. Vous pouvez vous approcher des professionnels qui œuvrent déjà dans le secteur, pour avoir des informations supplémentaires sur le secteur. Après, vous devez songer à la concurrence, apprendre à les connaitre, pour voir si vous avez encore une chance de percer dans le domaine. L’étude de la concurrence vous permet également de proposer à vos futurs clients, quelque chose que vos concurrents potentiels n’ont pas. Sinon, vous devez vérifier et recenser également les fournisseurs possibles ainsi que les offres qu’ils proposent. Cela vous permettra de comparer les prix et de faire des bénéfices.

Étudier les clients.

Après l’étude du marché, vous devez cibler vos clients. En général, pour ce genre d’étude, les professionnels utilisent un questionnaire que vous pourrez mettre en place en ligne par exemple. Vous devez également étudier les clients, suivant leurs habitudes. Vous pouvez effectuer cette étude dans les magasins ou les centres commerciaux. Vous pourrez constater comment les clients choisissent leurs produits, comment ils font pour déceler la qualité, sur quelle fréquence ils achètent un produit précis, etc.

Mettre en place un plan d’affaire.

Une fois les études terminées, vous devez commencer à mettre en place votre plan d’affaire. Ce fichier doit contenir le plan de l’investissement de base, pour un démarrage sur 3 ans en général. Vous devez également présenter dans ce plan, les résultats possibles sur une projection de 3 ans. Vous devez aussi y afficher, la rentabilité brute comme la marge, les valeurs ajoutées, etc. Après, vous devez rédiger dedans, le seuil de rentabilité, les détails salariaux, les fonds additionnels, et bien d’autres encore. Vous pouvez vous inspirer des modèles proposés gratuitement sur le net pour le rédiger.

Statut juridique.

C’est un point important lors de la création de votre entreprise. Vous devez choisir le statut juridique. Le choix dépendra de l’activité que vous souhaitez entreprendre, des associés potentiels, de votre statut personnel, des investissements et emprunts que vous allez faire, des clients existants et des clients potentiels. Pour faciliter le choix, vous pouvez utiliser des simulateurs de statut juridique, en ligne, par exemple.

 N’hésitez pas à m’écrire si vous avez des questions.

S’adapter au changement – Bruny Surin

Bruny regarde par la fenêtre

Aujourd’hui, le sujet de l’heure est le coronavirus. Nous sommes tous confinés, mais certains d’entre nous reprennent tranquillement nos activités.  Ce déconfinement doit se faire de façon progressive pour éviter une deuxième vague de contagion.

Pendant ce temps,  en fonction du secteur d’activité de votre entreprise, je pense qu’il faut vraiment se demander comment on peut se réinventer, s’adapter rapidement, comme l’expression le dit si bien « se retourner sur un dix cents » pour faire face à la réalité. Je suis conscient que c’est excessivement difficile, il y en a d’entre nous qui ont perdu un emploi de façon permanente, pour d’autres, de façon temporaire. Nous avons l’aide du gouvernement qui apaise un peu la douleur, mais le mal est quand même fait et il est bien présent chez nous tous.

Donc, le message que j’aimerais partager avec vous est d’essayer de ne pas se dire tous les jours que c’est difficile, mais d’essayer plutôt de vous trouver des moyens pour vous adapter à la situation. Par exemple, mon travail est celui de conférencier.  J’ai au moins une quinzaine de conférences qui ont été remises  à plus tard et pour le moment je n’ai pas de sources de revenus.  Voyant que la tendance en ce moment est la communication en ligne, je me suis donc inscrit à un cours universitaire  de marketing en ligne. La communication virtuelle ne fera que s’accroître et je veux apprendre à me perfectionner dans ce domaine.  J’apprends comment fonctionnent les webinaires par lesquels j’offrirai mes conférences sur différents thèmes que je présenterai à mes clients.  C’est le moyen que j’utilise pour m’adapter à la situation actuelle.

En plus de mes conférences, je suis également coach sportif de niveau 3 certifié de l’Association canadienne des entraîneurs, PNCE et je pense offrir mes services en entreprise. Il y a beaucoup de choses que je peux faire virtuellement comme un exercice avec les clients; bougez en entreprise. Quand j’étais athlète, et après m’être entraîné avec la même technique pendant dix ans, il a fallu que je m’adapte à une autre technique de course.  Le temps évolue et les techniques aussi alors j’ai fait confiance et je me suis rendu à un autre niveau.

Il faut ouvrir nos horizons et être prêt à accueillir le changement. Alors peu importe le domaine dans lequel vous êtes, faites travailler votre cerveau; apprenez, lisez davantage, travaillez sur vous-mêmes, ne restez pas à la maison à penser de façon négative parce que c’est là qu’est le danger de dépression et de détresse psychologique. Je n’aime pas trop parler de ça, mais c’est la réalité.  Il faut se dire qu’on va tous s’en sortir et qu’on va tous réussir.

Bruny

Il n’y a pas de chemin facile pour les vrais leaders – Bruny Surin

Je suis convaincu que c’est dans les moments difficiles qu’il est possible de voir qui sont les vrais leaders. En ces temps de COVID-19 et de confinement, plusieurs personnes se sentent vulnérables et impuissantes, et peuvent ressentir une immense frustration.

C’est pourquoi il faut puiser à l’intérieur de soi pour trouver la force de relever la tête et de continuer. Devant une épreuve, il est normal d’être tenté de prendre de mauvaises décisions, voire même de tricher pour faire avancer ses intérêts personnels.

J’ai connu de tels dilemmes à de nombreuses reprises au cours de ma carrière. Lorsque j’étais athlète, je disposais de très peu de moyens. Quand j’ai commencé à être plus connu et à faire des entrevues à la télévision, les gens ont tout de suite cru que j’étais millionnaire.

Or, j’avais de la difficulté à boucler les fins de mois. J’ai même dû emprunter de l’argent à un ami, à un certain point, pour subvenir à mes besoins essentiels. Quand j’ai enfin pu le rembourser, je lui ai redonné le double de ce qu’il m’avait prêté, même s’il ne voulait pas en entendre parler. C’était cette voie juste et équitable que je souhaitais emprunter pour le reste de ma vie.

Tout au long de ma carrière, je me suis mesuré à des athlètes qui trichaient. Lorsque je ne parvenais pas à les rattraper, ou que je me blessais davantage qu’eux, j’aurais pu choisir le chemin facile et prendre des substances illicites qui m’auraient permis de battre des records, de remporter plus de médailles et de gagner des millions de dollars.

Faire le choix de l’intégrité est la plus sage et payante décision de ma vie. J’ai connu beaucoup de succès, et je peux me regarder dans le miroir sans honte, en sachant que les résultats que j’ai obtenus sont vraiment dus à mes efforts et à ma persévérance. J’en suis très fier.

En affaires, la même situation s’est présentée. À une époque, j’ai eu une compagnie de suppléments alimentaire. C’était un domaine extrêmement difficile. Je savais que plusieurs compagnies mélangeaient leurs protéines à d’autres produits de moins bonne qualité. J’aurais pu faire la même chose, et ainsi diminuer mes coûts de production et augmenter mes profits. Je ne me sentais pas capable de tricher, de flouer mes clients. Pourtant, aucun d’entre eux ne l’aurait jamais su.

Aujourd’hui, le coronavirus nous force encore à faire le choix entre nos valeurs individuelles et nos valeurs collectives. Même si vous êtes jeunes et en santé, il faut participer à l’effort en restant le plus possible chez soi. Il est temps de rêver de l’avenir, de faire des choix qui nous permettront d’être plus résilients. On doit être courageux, se retrousser les manches et être prêts à travailler en double lorsque tout cela sera terminé.

Restons forts, ensemble, on y arrivera!

Bruny Surin

Diversifier ses sources de revenus – Bruny Surin

Bruny Surin

Un entrepreneur doit entretenir plusieurs stratégies différentes s’il désire atteindre ses objectifs et connaître le succès financier. En effet, la majorité des multimillionnaires détiennent en moyenne sept sources de revenus différentes.

Dès mon entrée en affaires, j’ai compris qu’il était essentiel de ne jamais mettre tous mes œufs dans le même panier. Ainsi, si un secteur connaît des difficultés liées à un ralentissement économique, je ne me retrouve jamais pris au dépourvu et mes revenus demeurent toujours supérieurs à mes dépenses.

Pour obtenir un portefeuille équilibré, il est essentiel de faire la différence entre les actifs et les passifs. Le revenu actif est celui que la plupart des gens reçoivent sous forme de salaire, en échange d’un travail rendu. Les passifs, d’un autre côté, se multiplient même lorsque nous dormons ou partons en vacances. Il s’agit, par exemple, des revenus liés à la location, aux actions, à l’immobilier et aux franchises. 

Pour un homme ou une femme d’affaires, la clé du succès repose bien souvent dans ces passifs. Ces derniers permettent de viser l’indépendance financière ou la retraite anticipée, de se préparer aux incertitudes et, surtout, de faire fructifier nos comptes en banque. Avec un coussin financier, il devient également possible de prendre plus de risques et de sortir des sentiers battus en entreprise.

Le sujet vous interpelle? Au début du mois de novembre 2020, je compte tenir un grand événement VIP à Miami. Des conférenciers de plusieurs domaines – immobilier, franchises, mentorat, etc. – seront invités à présenter leurs stratégies d’investissements. Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.

Go get it!

Bruny

Tendre la main à la différence – Bruny Surin

L’immigration est un sujet qui divise de plus en plus de gens sur la planète. Bien que l’humanité ait plusieurs fois au cours de son histoire démontré sa peur et son rejet de la différence, les réseaux sociaux ont banalisé cette pratique, et les discours de haine semblent se multiplier à une vitesse effarante.

Bruny Surin, ex-olympien, conférencier, homme d'affaires.

Ayant moi-même immigré au Canada à l’âge de sept ans, je trouve cette polarisation extrêmement triste. J’entends souvent que les nouveaux arrivants viennent profiter de notre pays, de notre confort, de nos emplois. Pourtant, tout comme moi il y a plus de 40 ans, comme nous tous dans une certaine mesure, ils sont à la recherche d’une vie meilleure, n’ayant pas eu la chance inouïe de vivre dans un pays sécuritaire ou stable.

Selon moi, il est essentiel de tenter de se comprendre les uns les autres et de s’ouvrir aux différences. Ce n’est pas parce qu’une personne vient d’un autre endroit, que son alimentation, ses coutumes et sa culture sont différentes, qu’elle ne mérite pas notre respect et notre attention.

L’argument vaut des deux côtés bien sûr. Car un immigrant qui tente de mieux connaître son pays d’accueil et ses habitants aura plus de facilité à s’intégrer, à trouver un emploi et à susciter l’empathie.

Tout comme moi, qui suis maintenant un fier Canadien, qui ai même représenté le pays partout sur la planète, tous les immigrants ont quelque chose à apporter.

Au fil des ans, je me suis fait des amis de toutes les origines. Vietnamiens, Québécois, Haïtiens, Thaïlandais, Américains, Juifs, Sénégalais et Marocains forment un réseau tissé serré, où la poutine et le hockey côtoient les currys et les baguettes. Je suis plus fort de cette richesse, de ces nouvelles connaissances, de toutes ces découvertes.

Je suis peut-être naïf, mais je suis convaincu qu’en se tendant la main, on peut décupler cette richesse et vivre dans un pays encore plus harmonieux, encore plus stimulant.   

Go get it!