Blogue

Traverser la tempête

Depuis le début de la pandémie, je n’ai d’autre choix, comme tout le monde, de me conformer aux règles sanitaires et de respecter la distanciation sociale. Par conséquent, une part importante de mon travail s’est transposée sur le web.

Bruny Surin - Conférencier

Au cours des dernières semaines, j’ai réalisé une trentaine de conférences webinaires auprès d’entreprises et d’entrepreneurs, afin de tâter le pouls de chacun en ces temps troubles. Ce que j’en retiens? L’insécurité et l’anxiété sont beaucoup plus répandues qu’on pourrait le croire.

Malheureusement, plusieurs personnes ont dû fermer les portes de leur entreprise. Ceux qui restent s’accrochent, en espérant que le bateau ne sombrera pas au cours des prochains mois. Les dépressions sont en hausse. Et les effets négatifs des réseaux sociaux commencent à se faire sentir…

Bien qu’elles puissent être un lieu d’échanges constructifs et respectueux, les plateformes comme Facebook, Instagram et LinkedIn sont également de puissants vecteurs de fausses apparences. Tout le monde a l’air d’avoir une vie épanouie, un succès immense et une famille heureuse sur leurs pages personnelles.

Or, même si on sait que tout ce positivisme relève bien souvent de la mise en scène, il est très difficile de ne pas se comparer aux autres. Lors de mes webinaires, j’ai réalisé que plusieurs hommes et femmes d’affaires évitent à se lancer ou à faire preuve d’initiative par peur de ce que les autres vont penser d’eux s’ils échouent. Leur rêve leur paraît donc toujours inaccessible.

L’une des choses les plus importantes que mon mentor en affaires m’ait enseignées, c’est qu’on ne devrait jamais se laisser ébranler par les critiques négatives de notre réseau. Au contraire, lorsque ces dernières sont constructives, elles devraient nous motiver à nous dépasser et à faire un pas de plus vers nos objectifs.

En ce moment plus que jamais, il est essentiel de garder le cap. Je sais que c’est difficile, que l’avenir semble noir et incertain. Mais essayons de regarder au-delà, de se rappeler que, comme toujours, on arrivera à passer au travers. Nous affrontons une grosse tempête en ce moment. Les vents et les marées s’acharnent contre nous. Et croyez-moi, on va s’en sortir plus fort.

Go get it!

Bruny

Comment se préparer pour la retraite quand on est un athlète ?

Bruny regarde l'horizon

D’après moi, il faut préparer cette retraite durant les 1-2 dernières années de compétition pour éviter de vous faire surprendre. Plusieurs sportifs deviennent des exemples de reconversion professionnelle.

Les possibilités qui s’offrent à vous. 

Vous n’êtes pas obligé de devenir entraineur ou coach, mais c’est une possibilité qui s’offre à vous, étant donné que vous êtes expérimenté dans le domaine. Vous pouvez également choisir d’être naturopathe, coach de yoga, diététicien, etc. ah oui, entrepreneur. Vous avez la possibilité de créer une entreprise physique ou en ligne. Après avoir ciblé ce que vous allez faire, vous devez penser aux étapes de la mise en place de votre projet.

Étudier le marché.

Si vous choisissez l’entrepreneuriat, l’étude du marché vous permet de constater si oui ou non, votre projet sera rentable. C’est important, surtout si vous voulez faire de ce business, une rentrée d’argent considérable. Pour cette étape, vous devez tout d’abord étudier le métier. Vous pouvez vous approcher des professionnels qui œuvrent déjà dans le secteur, pour avoir des informations supplémentaires sur le secteur. Après, vous devez songer à la concurrence, apprendre à les connaitre, pour voir si vous avez encore une chance de percer dans le domaine. L’étude de la concurrence vous permet également de proposer à vos futurs clients, quelque chose que vos concurrents potentiels n’ont pas. Sinon, vous devez vérifier et recenser également les fournisseurs possibles ainsi que les offres qu’ils proposent. Cela vous permettra de comparer les prix et de faire des bénéfices.

Étudier les clients.

Après l’étude du marché, vous devez cibler vos clients. En général, pour ce genre d’étude, les professionnels utilisent un questionnaire que vous pourrez mettre en place en ligne par exemple. Vous devez également étudier les clients, suivant leurs habitudes. Vous pouvez effectuer cette étude dans les magasins ou les centres commerciaux. Vous pourrez constater comment les clients choisissent leurs produits, comment ils font pour déceler la qualité, sur quelle fréquence ils achètent un produit précis, etc.

Mettre en place un plan d’affaire.

Une fois les études terminées, vous devez commencer à mettre en place votre plan d’affaire. Ce fichier doit contenir le plan de l’investissement de base, pour un démarrage sur 3 ans en général. Vous devez également présenter dans ce plan, les résultats possibles sur une projection de 3 ans. Vous devez aussi y afficher, la rentabilité brute comme la marge, les valeurs ajoutées, etc. Après, vous devez rédiger dedans, le seuil de rentabilité, les détails salariaux, les fonds additionnels, et bien d’autres encore. Vous pouvez vous inspirer des modèles proposés gratuitement sur le net pour le rédiger.

Statut juridique.

C’est un point important lors de la création de votre entreprise. Vous devez choisir le statut juridique. Le choix dépendra de l’activité que vous souhaitez entreprendre, des associés potentiels, de votre statut personnel, des investissements et emprunts que vous allez faire, des clients existants et des clients potentiels. Pour faciliter le choix, vous pouvez utiliser des simulateurs de statut juridique, en ligne, par exemple.

 N’hésitez pas à m’écrire si vous avez des questions.

S’adapter au changement

Bruny regarde par la fenêtre

Aujourd’hui, le sujet de l’heure est le coronavirus. Nous sommes tous confinés, mais certains d’entre nous reprennent tranquillement nos activités.  Ce déconfinement doit se faire de façon progressive pour éviter une deuxième vague de contagion.

Pendant ce temps,  en fonction du secteur d’activité de votre entreprise, je pense qu’il faut vraiment se demander comment on peut se réinventer, s’adapter rapidement, comme l’expression le dit si bien « se retourner sur un dix cents » pour faire face à la réalité. Je suis conscient que c’est excessivement difficile, il y en a d’entre nous qui ont perdu un emploi de façon permanente, pour d’autres, de façon temporaire. Nous avons l’aide du gouvernement qui apaise un peu la douleur, mais le mal est quand même fait et il est bien présent chez nous tous.

Donc, le message que j’aimerais partager avec vous est d’essayer de ne pas se dire tous les jours que c’est difficile, mais d’essayer plutôt de vous trouver des moyens pour vous adapter à la situation. Par exemple, mon travail est celui de conférencier.  J’ai au moins une quinzaine de conférences qui ont été remises  à plus tard et pour le moment je n’ai pas de sources de revenus.  Voyant que la tendance en ce moment est la communication en ligne, je me suis donc inscrit à un cours universitaire  de marketing en ligne. La communication virtuelle ne fera que s’accroître et je veux apprendre à me perfectionner dans ce domaine.  J’apprends comment fonctionnent les webinaires par lesquels j’offrirai mes conférences sur différents thèmes que je présenterai à mes clients.  C’est le moyen que j’utilise pour m’adapter à la situation actuelle.

En plus de mes conférences, je suis également coach sportif de niveau 3 certifié de l’Association canadienne des entraîneurs, PNCE et je pense offrir mes services en entreprise. Il y a beaucoup de choses que je peux faire virtuellement comme un exercice avec les clients; bougez en entreprise. Quand j’étais athlète, et après m’être entraîné avec la même technique pendant dix ans, il a fallu que je m’adapte à une autre technique de course.  Le temps évolue et les techniques aussi alors j’ai fait confiance et je me suis rendu à un autre niveau.

Il faut ouvrir nos horizons et être prêt à accueillir le changement. Alors peu importe le domaine dans lequel vous êtes, faites travailler votre cerveau; apprenez, lisez davantage, travaillez sur vous-mêmes, ne restez pas à la maison à penser de façon négative parce que c’est là qu’est le danger de dépression et de détresse psychologique. Je n’aime pas trop parler de ça, mais c’est la réalité.  Il faut se dire qu’on va tous s’en sortir et qu’on va tous réussir.

Bruny

Il n’y a pas de chemin facile pour les vrais leaders

Je suis convaincu que c’est dans les moments difficiles qu’il est possible de voir qui sont les vrais leaders. En ces temps de COVID-19 et de confinement, plusieurs personnes se sentent vulnérables et impuissantes, et peuvent ressentir une immense frustration.

C’est pourquoi il faut puiser à l’intérieur de soi pour trouver la force de relever la tête et de continuer. Devant une épreuve, il est normal d’être tenté de prendre de mauvaises décisions, voire même de tricher pour faire avancer ses intérêts personnels.

J’ai connu de tels dilemmes à de nombreuses reprises au cours de ma carrière. Lorsque j’étais athlète, je disposais de très peu de moyens. Quand j’ai commencé à être plus connu et à faire des entrevues à la télévision, les gens ont tout de suite cru que j’étais millionnaire.

Or, j’avais de la difficulté à boucler les fins de mois. J’ai même dû emprunter de l’argent à un ami, à un certain point, pour subvenir à mes besoins essentiels. Quand j’ai enfin pu le rembourser, je lui ai redonné le double de ce qu’il m’avait prêté, même s’il ne voulait pas en entendre parler. C’était cette voie juste et équitable que je souhaitais emprunter pour le reste de ma vie.

Tout au long de ma carrière, je me suis mesuré à des athlètes qui trichaient. Lorsque je ne parvenais pas à les rattraper, ou que je me blessais davantage qu’eux, j’aurais pu choisir le chemin facile et prendre des substances illicites qui m’auraient permis de battre des records, de remporter plus de médailles et de gagner des millions de dollars.

Faire le choix de l’intégrité est la plus sage et payante décision de ma vie. J’ai connu beaucoup de succès, et je peux me regarder dans le miroir sans honte, en sachant que les résultats que j’ai obtenus sont vraiment dus à mes efforts et à ma persévérance. J’en suis très fier.

En affaires, la même situation s’est présentée. À une époque, j’ai eu une compagnie de suppléments alimentaire. C’était un domaine extrêmement difficile. Je savais que plusieurs compagnies mélangeaient leurs protéines à d’autres produits de moins bonne qualité. J’aurais pu faire la même chose, et ainsi diminuer mes coûts de production et augmenter mes profits. Je ne me sentais pas capable de tricher, de flouer mes clients. Pourtant, aucun d’entre eux ne l’aurait jamais su.

Aujourd’hui, le coronavirus nous force encore à faire le choix entre nos valeurs individuelles et nos valeurs collectives. Même si vous êtes jeunes et en santé, il faut participer à l’effort en restant le plus possible chez soi. Il est temps de rêver de l’avenir, de faire des choix qui nous permettront d’être plus résilients. On doit être courageux, se retrousser les manches et être prêts à travailler en double lorsque tout cela sera terminé.

Restons forts, ensemble, on y arrivera!

Bruny Surin

Diversifier ses sources de revenus

Bruny Surin

Un entrepreneur doit entretenir plusieurs stratégies différentes s’il désire atteindre ses objectifs et connaître le succès financier. En effet, la majorité des multimillionnaires détiennent en moyenne sept sources de revenus différentes.

Dès mon entrée en affaires, j’ai compris qu’il était essentiel de ne jamais mettre tous mes œufs dans le même panier. Ainsi, si un secteur connaît des difficultés liées à un ralentissement économique, je ne me retrouve jamais pris au dépourvu et mes revenus demeurent toujours supérieurs à mes dépenses.

Pour obtenir un portefeuille équilibré, il est essentiel de faire la différence entre les actifs et les passifs. Le revenu actif est celui que la plupart des gens reçoivent sous forme de salaire, en échange d’un travail rendu. Les passifs, d’un autre côté, se multiplient même lorsque nous dormons ou partons en vacances. Il s’agit, par exemple, des revenus liés à la location, aux actions, à l’immobilier et aux franchises. 

Pour un homme ou une femme d’affaires, la clé du succès repose bien souvent dans ces passifs. Ces derniers permettent de viser l’indépendance financière ou la retraite anticipée, de se préparer aux incertitudes et, surtout, de faire fructifier nos comptes en banque. Avec un coussin financier, il devient également possible de prendre plus de risques et de sortir des sentiers battus en entreprise.

Le sujet vous interpelle? Au début du mois de novembre 2020, je compte tenir un grand événement VIP à Miami. Des conférenciers de plusieurs domaines – immobilier, franchises, mentorat, etc. – seront invités à présenter leurs stratégies d’investissements. Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.

Go get it!

Bruny

Tendre la main à la différence

L’immigration est un sujet qui divise de plus en plus de gens sur la planète. Bien que l’humanité ait plusieurs fois au cours de son histoire démontré sa peur et son rejet de la différence, les réseaux sociaux ont banalisé cette pratique, et les discours de haine semblent se multiplier à une vitesse effarante.

Bruny Surin, ex-olympien, conférencier, homme d'affaires.

Ayant moi-même immigré au Canada à l’âge de sept ans, je trouve cette polarisation extrêmement triste. J’entends souvent que les nouveaux arrivants viennent profiter de notre pays, de notre confort, de nos emplois. Pourtant, tout comme moi il y a plus de 40 ans, comme nous tous dans une certaine mesure, ils sont à la recherche d’une vie meilleure, n’ayant pas eu la chance inouïe de vivre dans un pays sécuritaire ou stable.

Selon moi, il est essentiel de tenter de se comprendre les uns les autres et de s’ouvrir aux différences. Ce n’est pas parce qu’une personne vient d’un autre endroit, que son alimentation, ses coutumes et sa culture sont différentes, qu’elle ne mérite pas notre respect et notre attention.

L’argument vaut des deux côtés bien sûr. Car un immigrant qui tente de mieux connaître son pays d’accueil et ses habitants aura plus de facilité à s’intégrer, à trouver un emploi et à susciter l’empathie.

Tout comme moi, qui suis maintenant un fier Canadien, qui ai même représenté le pays partout sur la planète, tous les immigrants ont quelque chose à apporter.

Au fil des ans, je me suis fait des amis de toutes les origines. Vietnamiens, Québécois, Haïtiens, Thaïlandais, Américains, Juifs, Sénégalais et Marocains forment un réseau tissé serré, où la poutine et le hockey côtoient les currys et les baguettes. Je suis plus fort de cette richesse, de ces nouvelles connaissances, de toutes ces découvertes.

Je suis peut-être naïf, mais je suis convaincu qu’en se tendant la main, on peut décupler cette richesse et vivre dans un pays encore plus harmonieux, encore plus stimulant.   

Go get it!

L’empathie est au cœur d’une vente réussie

Bruny Surin

Plus je passe de temps avec des entrepreneurs, plus je réalise que les meilleurs vendeurs, les ambassadeurs les plus convaincants, sont similaires aux caméléons.

Ils font preuve d’une si grande empathie, qu’ils sont en mesure de se mettre à la place de leur interlocuteur, de créer une connexion et, par conséquent, de comprendre leurs besoins et de se placer dans la meilleure position pour les combler.

Voici quelques stratégies à garder en tête afin de s’assurer de conclure une vente.

L’écoute

Pour convaincre un client de la valeur de notre produit, il faut d’abord et avant tout être en mesure d’écouter ce dernier. Souvent, les entrepreneurs sont tellement confiants et enthousiastes qu’ils présentent leurs services sans s’interrompre et sans laisser de chance à leur interlocuteur de poser des questions.

Or, l’écoute permet de mieux comprendre le client, d’adopter son langage et de lui proposer la solution la mieux adaptée à ses objectifs.

Un message simple et concis

Je pense aussi que pour passer un message, il est essentiel d’utiliser les termes les plus simples possible. Vous connaissez probablement très bien votre produit et le langage de votre marché. Mais ces connaissances ne sont pas universelles.

Un langage trop pointu et trop technique peut décourager un acheteur potentiel. Idem pour un message trop long. Il faut toujours être précis, concis et aller droit au but.

Rappelez-vous que votre client, sa manière de parler, son attitude, ses connaissances, ses besoins, sont tous des indices pour vous indiquer quel type d’acheteur il est. Soyez attentif aux détails, laissez-lui plus d’espace pour s’exprimer, et vous en sortirez gagnant!

Effet domino

Les mots ont un pouvoir aussi grand que les baisers ou les coups. Ils peuvent réconforter, être une preuve d’amour et provoquer un sourire. Ils peuvent aussi blesser, humilier et laisser des plaies invisibles, mais tenaces.

Nos paroles, et la manière dont nous nous exprimons sont cruciales dans l’établissement et la consolidation de nos relations avec nos proches, nos amis, notre famille et nos collègues. Elles peuvent aussi, lorsqu’utilisées sans considération, ébranler et parfois détruire à tout jamais un lien. 

Peu importe mon opinion et mes valeurs, j’essaie toujours d’exprimer le fond de ma pensée avec gentillesse et considération. Je tente également de garder en tête que je ne partage ni le parcours, ni les expériences, ni la peine ou la joie de la personne qui se trouve devant moi.

Ce conseil est particulièrement difficile à mettre en pratique lorsque nous vivons nous-mêmes des moments difficiles. Car c’est bien souvent sous l’effet de la colère que se révèlent les véritables pensées, la véritable personnalité d’un individu.

Pourtant, lorsqu’on attaque verbalement quelqu’un, ou qu’on s’adresse à lui avec jugement et colère, il y a fort peu de chance de recevoir une réaction positive, encore moins de faire passer le message qu’on cherche à transmettre.

Voici quatre conseils que je m’efforce de mettre en pratique lors de mes conversations, afin d’éviter un effet domino négatif :

  1. Parler au « Je »
  2. Prendre le temps d’écouter avant de formuler sa pensée.
  3. Faire preuve d’empathie, autant envers soi-même qu’envers son interlocuteur.
  4. Parler comme on aimerait se faire parler.

Et vous, quels sont vos trucs pour demeurer à l’écoute et respectueux lors de discussions difficiles avec vos proches?

Go get it!

Bruny

L’habit fait le moine

Contrairement à la pensée populaire, dans le monde des affaires, l’habit fait indéniablement le moine.

Bruny Surin

Porter une tenue soignée, qui cadre avec notre poste et nos responsabilités, est essentiel à notre succès professionnel. La première impression est primordiale, et il est très rare qu’on ait une deuxième chance de modifier et d’améliorer la perception que nos collègues, clients et compétiteurs ont de nous après une première rencontre.

Bien qu’il paraisse absurde que notre apparence compte parfois plus que nos qualités et nos aptitudes professionnelles, il faut garder en tête que 80 % de nos communications sont non verbales. Selon une étude de l’Observatoire des discriminations, à Paris, un aspect peu soigné a un impact aussi significatif qu’une pause d’un an dans un CV, et plus important qu’un parcours professionnel incohérent.

Un deuxième article publié en 2013, Survey Shows How Clothing Affects Promotion Prospects, nous apprend que 80 % des cadres au Canada croient que le style vestimentaire d’un employé a un certain effet ou un effet important sur ses chances d’obtenir une promotion.

Personnellement, j’ai vécu des situations qui me permettent de croire en ces statistiques. Je me rappelle un matin où, très pressé, je me suis présenté dans un magasin fort réputé afin de trouver une chemise pour un gala.

Malheureusement pour moi, j’avais un peu (beaucoup) négligé ma tenue. Je portais un pantalon de jogging et une casquette. Aucun vendeur n’a daigné me porter attention. J’ai patienté près d’une demi-heure avant de me décider à interpeller un préposé. Dès que ce dernier m’a reconnu, il a changé d’attitude et m’a offert un service exemplaire.

J’étais tellement offusqué que j’ai failli dénoncer le mauvais service sur les réseaux sociaux. Après réflexion, j’ai changé d’avis. J’ai compris l’importance de l’apparence et des codes qu’imposent certains milieux.

Plusieurs personnes répliqueront en donnant l’exemple de Mark Zuckerberg, qui est toujours vêtu d’un jeans et d’un t-shirt. Il ne faut pas oublier que le fondateur de Facebook est milliardaire et qu’il a déjà fait ses preuves. Il pourrait se présenter à la banque en pyjama, et on lui déroulerait le tapis rouge.

Avant d’espérer pouvoir adopter sa nonchalance, il nous reste bien des croûtes à manger!

Go get it!

Bruny

L’image ne fait pas le bonheur

Je n’ai jamais accordé beaucoup d’attention à mon branding personnel, c’est-à-dire à la façon dont les gens me perçoivent. Lorsque je prends des décisions en lien avec mon image, je le fais par plaisir, intérêt et convictions, et non par rapport aux attentes que mon succès et ma carrière suscitent chez les autres.

Ainsi, bien que j’aie la chance de pouvoir débourser un certain montant pour porter une marque que j’aime et que je respecte, je n’ai aucun problème à acheter un morceau de vêtement à prix réduit s’il répond à mes besoins.

J’applique la même philosophie dans le choix des restaurants que je fréquente et dans l’achat de billets d’avion, par exemple. Or, lorsque les gens me rencontrent dans des situations du quotidien, ils semblent toujours surpris par mes choix.

À une époque, alors que mes deux filles pratiquaient le tennis, un sport extrêmement cher, j’ai dû diminuer mes dépenses et gérer mes économies différemment. J’ai vendu ma voiture de luxe pour un modèle plus abordable. Je me suis fait arrêter dans la rue. « Bruny, tu conduis la même voiture que moi, ce n’est pas normal. Ta voiture devrait refléter ton succès. »

 J’ai eu la chance de connaître des milieux de vie complètement opposés. J’ai vécu une vie modeste toute mon enfance et adolescence. J’ai aussi connu une existence que plusieurs qualifieraient de rêvée. Quand j’étais au sommet en athlétisme, mes commanditaires m’ont permis de voyager aux quatre coins du globe, de dormir dans de luxueuses suites et de manger et boire du champagne dans les plus grands restaurants du monde.

Grâce à ces deux perspectives complètement différentes, je sais que le bonheur ne réside pas dans les objets, le look et autres dispendieux surplus que l’on peut s’offrir. Il se trouve avec les gens qui nous entourent et dans les passions que l’on poursuit. Cette conception du bonheur, voilà la seule image de marque que j’espère véhiculer!

Go get it!

Bruny