L’image ne fait pas le bonheur

Je n’ai jamais accordé beaucoup d’attention à mon branding personnel, c’est-à-dire à la façon dont les gens me perçoivent. Lorsque je prends des décisions en lien avec mon image, je le fais par plaisir, intérêt et convictions, et non par rapport aux attentes que mon succès et ma carrière suscitent chez les autres.

Ainsi, bien que j’aie la chance de pouvoir débourser un certain montant pour porter une marque que j’aime et que je respecte, je n’ai aucun problème à acheter un morceau de vêtement à prix réduit s’il répond à mes besoins.

J’applique la même philosophie dans le choix des restaurants que je fréquente et dans l’achat de billets d’avion, par exemple. Or, lorsque les gens me rencontrent dans des situations du quotidien, ils semblent toujours surpris par mes choix.

À une époque, alors que mes deux filles pratiquaient le tennis, un sport extrêmement cher, j’ai dû diminuer mes dépenses et gérer mes économies différemment. J’ai vendu ma voiture de luxe pour un modèle plus abordable. Je me suis fait arrêter dans la rue. « Bruny, tu conduis la même voiture que moi, ce n’est pas normal. Ta voiture devrait refléter ton succès. »

 J’ai eu la chance de connaître des milieux de vie complètement opposés. J’ai vécu une vie modeste toute mon enfance et adolescence. J’ai aussi connu une existence que plusieurs qualifieraient de rêvée. Quand j’étais au sommet en athlétisme, mes commanditaires m’ont permis de voyager aux quatre coins du globe, de dormir dans de luxueuses suites et de manger et boire du champagne dans les plus grands restaurants du monde.

Grâce à ces deux perspectives complètement différentes, je sais que le bonheur ne réside pas dans les objets, le look et autres dispendieux surplus que l’on peut s’offrir. Il se trouve avec les gens qui nous entourent et dans les passions que l’on poursuit. Cette conception du bonheur, voilà la seule image de marque que j’espère véhiculer!

Go get it!

Bruny