Osez rêver, au-delà du réalisme
1er août 2018

À l’âge de 17 ans, je me suis fixé l’un des plus grands et difficiles objectifs de ma vie : celui de courir plus vite que mon idole, Carl Lewis.

Bien des gens m’ont rigolé au visage. Près de 99 % d’entre eux m’ont pris par les épaules en me disant : « sois réaliste »!

Dès cette époque, je me suis demandé ce que « réaliste » voulait dire. Quelle est la définition de réaliste? Comment déterminer si un objectif est réaliste ou pas? Voyant que la frontière était plutôt floue, j’ai ignoré leurs conseils.

Quinze ans plus tard, en 1999, j’ai réalisé un temps de 9,84 secondes aux 100 mètres, soit deux centièmes de secondes plus vite que Lewis. Cette performance était à l’époque la deuxième plus rapide de tous les temps.

En 2003, en suivant l’évolution de la carrière d’Usain Bolt, j’ai affirmé que j’étais convaincu que ce grand athlète parviendrait à atteindre la barre des 9,60 secondes dans un horizon de cinq ans. Encore une fois, on m’a dit que j’étais fou. Cinq ans plus tard, Bolt a affirmé à son tour qu’il atteindrait cette marque. À lui aussi, on lui a répondu d’être réaliste. Aujourd’hui, le record du monde est de 9,58 secondes.

C’est pourquoi aujourd’hui, lors que je rencontre des jeunes, je me fais un devoir de leur dire qu’ils ont tout le potentiel pour réaliser leurs rêves, aussi fous qu’ils puissent paraître. J’encourage aussi les hommes d’affaires avec qui je discute à retirer les mots « réaliste », « réalisable » et « durable » de leur vocabulaire.

J’aime bien leur donner l’exemple de Nike, le plus grand équipementier sportif au monde, avec lequel j’ai collaboré afin de créer mon propre soulier de compétition. Les créateurs de cette immense firme ont commencé comme tout le monde, au bas de l’échelle, en vendant des produits importés de l’Asie en sillonnant les États-Unis à bord de leurs voitures. Peu à peu, ils ont commencé à faire des promotions dans les compétitions d’athlétisme et à commanditer des athlètes. Le chemin qu’ils ont parcouru est extraordinaire, mais pas inatteignable.

Rêvez grand, osez fixer des objectifs qui vous forcent à sortir de votre zone de confort et à vous dépasser. Aucun rêve n’est impossible.

Comme le disait Walt Disney, « If you can dream it, you can do it”.

Go get it!

Bruny.