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Diversifier ses sources de revenus

Bruny Surin

Un entrepreneur doit entretenir plusieurs stratégies différentes s’il désire atteindre ses objectifs et connaître le succès financier. En effet, la majorité des multimillionnaires détiennent en moyenne sept sources de revenus différentes.

Dès mon entrée en affaires, j’ai compris qu’il était essentiel de ne jamais mettre tous mes œufs dans le même panier. Ainsi, si un secteur connaît des difficultés liées à un ralentissement économique, je ne me retrouve jamais pris au dépourvu et mes revenus demeurent toujours supérieurs à mes dépenses.

Pour obtenir un portefeuille équilibré, il est essentiel de faire la différence entre les actifs et les passifs. Le revenu actif est celui que la plupart des gens reçoivent sous forme de salaire, en échange d’un travail rendu. Les passifs, d’un autre côté, se multiplient même lorsque nous dormons ou partons en vacances. Il s’agit, par exemple, des revenus liés à la location, aux actions, à l’immobilier et aux franchises. 

Pour un homme ou une femme d’affaires, la clé du succès repose bien souvent dans ces passifs. Ces derniers permettent de viser l’indépendance financière ou la retraite anticipée, de se préparer aux incertitudes et, surtout, de faire fructifier nos comptes en banque. Avec un coussin financier, il devient également possible de prendre plus de risques et de sortir des sentiers battus en entreprise.

Le sujet vous interpelle? Au début du mois de novembre 2020, je compte tenir un grand événement VIP à Miami. Des conférenciers de plusieurs domaines – immobilier, franchises, mentorat, etc. – seront invités à présenter leurs stratégies d’investissements. Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.

Go get it!

Bruny

Tendre la main à la différence

L’immigration est un sujet qui divise de plus en plus de gens sur la planète. Bien que l’humanité ait plusieurs fois au cours de son histoire démontré sa peur et son rejet de la différence, les réseaux sociaux ont banalisé cette pratique, et les discours de haine semblent se multiplier à une vitesse effarante.

Bruny Surin, ex-olympien, conférencier, homme d'affaires.

Ayant moi-même immigré au Canada à l’âge de sept ans, je trouve cette polarisation extrêmement triste. J’entends souvent que les nouveaux arrivants viennent profiter de notre pays, de notre confort, de nos emplois. Pourtant, tout comme moi il y a plus de 40 ans, comme nous tous dans une certaine mesure, ils sont à la recherche d’une vie meilleure, n’ayant pas eu la chance inouïe de vivre dans un pays sécuritaire ou stable.

Selon moi, il est essentiel de tenter de se comprendre les uns les autres et de s’ouvrir aux différences. Ce n’est pas parce qu’une personne vient d’un autre endroit, que son alimentation, ses coutumes et sa culture sont différentes, qu’elle ne mérite pas notre respect et notre attention.

L’argument vaut des deux côtés bien sûr. Car un immigrant qui tente de mieux connaître son pays d’accueil et ses habitants aura plus de facilité à s’intégrer, à trouver un emploi et à susciter l’empathie.

Tout comme moi, qui suis maintenant un fier Canadien, qui ai même représenté le pays partout sur la planète, tous les immigrants ont quelque chose à apporter.

Au fil des ans, je me suis fait des amis de toutes les origines. Vietnamiens, Québécois, Haïtiens, Thaïlandais, Américains, Juifs, Sénégalais et Marocains forment un réseau tissé serré, où la poutine et le hockey côtoient les currys et les baguettes. Je suis plus fort de cette richesse, de ces nouvelles connaissances, de toutes ces découvertes.

Je suis peut-être naïf, mais je suis convaincu qu’en se tendant la main, on peut décupler cette richesse et vivre dans un pays encore plus harmonieux, encore plus stimulant.   

Go get it!

L’empathie est au cœur d’une vente réussie

Bruny Surin

Plus je passe de temps avec des entrepreneurs, plus je réalise que les meilleurs vendeurs, les ambassadeurs les plus convaincants, sont similaires aux caméléons.

Ils font preuve d’une si grande empathie, qu’ils sont en mesure de se mettre à la place de leur interlocuteur, de créer une connexion et, par conséquent, de comprendre leurs besoins et de se placer dans la meilleure position pour les combler.

Voici quelques stratégies à garder en tête afin de s’assurer de conclure une vente.

L’écoute

Pour convaincre un client de la valeur de notre produit, il faut d’abord et avant tout être en mesure d’écouter ce dernier. Souvent, les entrepreneurs sont tellement confiants et enthousiastes qu’ils présentent leurs services sans s’interrompre et sans laisser de chance à leur interlocuteur de poser des questions.

Or, l’écoute permet de mieux comprendre le client, d’adopter son langage et de lui proposer la solution la mieux adaptée à ses objectifs.

Un message simple et concis

Je pense aussi que pour passer un message, il est essentiel d’utiliser les termes les plus simples possible. Vous connaissez probablement très bien votre produit et le langage de votre marché. Mais ces connaissances ne sont pas universelles.

Un langage trop pointu et trop technique peut décourager un acheteur potentiel. Idem pour un message trop long. Il faut toujours être précis, concis et aller droit au but.

Rappelez-vous que votre client, sa manière de parler, son attitude, ses connaissances, ses besoins, sont tous des indices pour vous indiquer quel type d’acheteur il est. Soyez attentif aux détails, laissez-lui plus d’espace pour s’exprimer, et vous en sortirez gagnant!

Effet domino

Les mots ont un pouvoir aussi grand que les baisers ou les coups. Ils peuvent réconforter, être une preuve d’amour et provoquer un sourire. Ils peuvent aussi blesser, humilier et laisser des plaies invisibles, mais tenaces.

Nos paroles, et la manière dont nous nous exprimons sont cruciales dans l’établissement et la consolidation de nos relations avec nos proches, nos amis, notre famille et nos collègues. Elles peuvent aussi, lorsqu’utilisées sans considération, ébranler et parfois détruire à tout jamais un lien. 

Peu importe mon opinion et mes valeurs, j’essaie toujours d’exprimer le fond de ma pensée avec gentillesse et considération. Je tente également de garder en tête que je ne partage ni le parcours, ni les expériences, ni la peine ou la joie de la personne qui se trouve devant moi.

Ce conseil est particulièrement difficile à mettre en pratique lorsque nous vivons nous-mêmes des moments difficiles. Car c’est bien souvent sous l’effet de la colère que se révèlent les véritables pensées, la véritable personnalité d’un individu.

Pourtant, lorsqu’on attaque verbalement quelqu’un, ou qu’on s’adresse à lui avec jugement et colère, il y a fort peu de chance de recevoir une réaction positive, encore moins de faire passer le message qu’on cherche à transmettre.

Voici quatre conseils que je m’efforce de mettre en pratique lors de mes conversations, afin d’éviter un effet domino négatif :

  1. Parler au « Je »
  2. Prendre le temps d’écouter avant de formuler sa pensée.
  3. Faire preuve d’empathie, autant envers soi-même qu’envers son interlocuteur.
  4. Parler comme on aimerait se faire parler.

Et vous, quels sont vos trucs pour demeurer à l’écoute et respectueux lors de discussions difficiles avec vos proches?

Go get it!

Bruny

L’habit fait le moine

Contrairement à la pensée populaire, dans le monde des affaires, l’habit fait indéniablement le moine.

Bruny Surin

Porter une tenue soignée, qui cadre avec notre poste et nos responsabilités, est essentiel à notre succès professionnel. La première impression est primordiale, et il est très rare qu’on ait une deuxième chance de modifier et d’améliorer la perception que nos collègues, clients et compétiteurs ont de nous après une première rencontre.

Bien qu’il paraisse absurde que notre apparence compte parfois plus que nos qualités et nos aptitudes professionnelles, il faut garder en tête que 80 % de nos communications sont non verbales. Selon une étude de l’Observatoire des discriminations, à Paris, un aspect peu soigné a un impact aussi significatif qu’une pause d’un an dans un CV, et plus important qu’un parcours professionnel incohérent.

Un deuxième article publié en 2013, Survey Shows How Clothing Affects Promotion Prospects, nous apprend que 80 % des cadres au Canada croient que le style vestimentaire d’un employé a un certain effet ou un effet important sur ses chances d’obtenir une promotion.

Personnellement, j’ai vécu des situations qui me permettent de croire en ces statistiques. Je me rappelle un matin où, très pressé, je me suis présenté dans un magasin fort réputé afin de trouver une chemise pour un gala.

Malheureusement pour moi, j’avais un peu (beaucoup) négligé ma tenue. Je portais un pantalon de jogging et une casquette. Aucun vendeur n’a daigné me porter attention. J’ai patienté près d’une demi-heure avant de me décider à interpeller un préposé. Dès que ce dernier m’a reconnu, il a changé d’attitude et m’a offert un service exemplaire.

J’étais tellement offusqué que j’ai failli dénoncer le mauvais service sur les réseaux sociaux. Après réflexion, j’ai changé d’avis. J’ai compris l’importance de l’apparence et des codes qu’imposent certains milieux.

Plusieurs personnes répliqueront en donnant l’exemple de Mark Zuckerberg, qui est toujours vêtu d’un jeans et d’un t-shirt. Il ne faut pas oublier que le fondateur de Facebook est milliardaire et qu’il a déjà fait ses preuves. Il pourrait se présenter à la banque en pyjama, et on lui déroulerait le tapis rouge.

Avant d’espérer pouvoir adopter sa nonchalance, il nous reste bien des croûtes à manger!

Go get it!

Bruny

L’image ne fait pas le bonheur

Je n’ai jamais accordé beaucoup d’attention à mon branding personnel, c’est-à-dire à la façon dont les gens me perçoivent. Lorsque je prends des décisions en lien avec mon image, je le fais par plaisir, intérêt et convictions, et non par rapport aux attentes que mon succès et ma carrière suscitent chez les autres.

Ainsi, bien que j’aie la chance de pouvoir débourser un certain montant pour porter une marque que j’aime et que je respecte, je n’ai aucun problème à acheter un morceau de vêtement à prix réduit s’il répond à mes besoins.

J’applique la même philosophie dans le choix des restaurants que je fréquente et dans l’achat de billets d’avion, par exemple. Or, lorsque les gens me rencontrent dans des situations du quotidien, ils semblent toujours surpris par mes choix.

À une époque, alors que mes deux filles pratiquaient le tennis, un sport extrêmement cher, j’ai dû diminuer mes dépenses et gérer mes économies différemment. J’ai vendu ma voiture de luxe pour un modèle plus abordable. Je me suis fait arrêter dans la rue. « Bruny, tu conduis la même voiture que moi, ce n’est pas normal. Ta voiture devrait refléter ton succès. »

 J’ai eu la chance de connaître des milieux de vie complètement opposés. J’ai vécu une vie modeste toute mon enfance et adolescence. J’ai aussi connu une existence que plusieurs qualifieraient de rêvée. Quand j’étais au sommet en athlétisme, mes commanditaires m’ont permis de voyager aux quatre coins du globe, de dormir dans de luxueuses suites et de manger et boire du champagne dans les plus grands restaurants du monde.

Grâce à ces deux perspectives complètement différentes, je sais que le bonheur ne réside pas dans les objets, le look et autres dispendieux surplus que l’on peut s’offrir. Il se trouve avec les gens qui nous entourent et dans les passions que l’on poursuit. Cette conception du bonheur, voilà la seule image de marque que j’espère véhiculer!

Go get it!

Bruny

Bruny présente une conférence TEDx

Bruny Surin est très fier d’avoir participé à la première édition du TEDx talks tenue par le Collège Champlain, à Saint-Lambert, le 7 avril dernier.

Intitulé « From nothing to something », cet événement est le tout premier du genre organisé par des étudiants de niveau collégial.

Bruny y a notamment discuté de sa carrière olympique, et des nombreux apprentissages que lui ont valus ses années sur les pistes de course.

Bien plus que le succès et les médailles, ce sont d’abord la préparation mentale, le travail d’équipe et la capacité de surmonter la peur et les critiques qui ont permis à l’entrepreneur de réussir en affaires.

Pour voir la conférence:

À propos de Ted
TED (Technology, Entertainment & Design) est un organisme à but non lucratif consacré à la propagation d’idées innovantes et inspirantes. TED, qui a débuté il y a 30 ans avec une conférence de 4 jours en Californie, s’est depuis développé en de multiples initiatives qui soutiennent sa mission partout à travers le monde.